UFC-QUE CHOISIR, RÉGION DE DUNKERQUE

Santé

Quel accès aux soins pour les habitants du Dunkerquois ?

L’étude de Que Choisir, sur l’accès géographique et financier aux soins en France, pointe les difficultés d’accès aux généralistes et surtout aux spécialistes. Les résultats sont disponibles commune par commune.

 

Une étude complète et méthodique

Son analyse détermine pour chaque commune de la France métropolitaine l’accès à quatre catégories de médecins en accès direct :

  • Généralistes,
  • ophtalmologues,
  • gynécologues
  • et pédiatres

en combinant à la fois :

  • L’éloignement géographique des médecins,
  • et les tarifs pratiqués (Sécurité sociale ou avec dépassements d’honoraires)

En choisissant de prendre en compte les tarifs pratiqués, l’UFC intègre un critère central pour les usagers. En effet, le frein financier est la première explication du renoncement aux soins des patients.

Ce critère est particulièrement important pour les usagers dont les complémentaires santé ne prennent pas ou peu en charge les dépassements d’honoraires. Or, cette pratique est trop largement répandue parmi les spécialistes.

 

Une carte interactive pour vérifier l’accès aux soins à partir de sa commune

Cette carte permet également aux utilisateurs d’interpeller leurs parlementaires. Objectif ? qu’ils œuvrent à la mise en place de mesures concrètes et ambitieuses afin de rendre effectif le principe de l’égal accès aux soins sur tout le territoire.

 

Dunkerquois - Accès aux médecins généralistes pratiquant des tarifs au dépassement contenu Dunkerquois - Accès aux Gynécologues pratiquant des tarifs au dépassement contenu  Dunkerquois - Accès aux Ophtalmologues pratiquant des tarifs au dépassement contenu  Dunkerquois - Accès aux Pédiatres pratiquant des tarifs au dépassement contenu

 

L’accès à la médecine de ville est particulièrement compliqué pour les spécialistes.

En prenant en compte l’offre médicale accessible à moins de 45 minutes de route, notre analyse montre que

  • 22,6 % des enfants du département vivent dans un désert médical pour l’accès à un pédiatre.
  • 7,9 % des femmes résidant dans le Nord vivent dans un désert médical pour l’accès à un gynécologue
  • 8,5 % des Nordistes sont également confrontés aux pires difficultés pour accéder à un ophtalmologue.

Si les déserts médicaux sont moins importants pour les généralistes, la situation n’en reste pas moins préoccupante puisque même en dehors des stricts déserts géographiques médicaux, les usagers peuvent être confrontés à des difficultés d’accès.

En effet, au total 6,5 % des habitants du département sont bien moins lotis que la moyenne nationale pour accéder à moins de 30 minutes de route à ce maillon essentiel du parcours de soins.

 

Les difficultés d’accès sont en nette progression quand on considère le critère économique.

En ne prenant en compte que les médecins pratiquant le tarif de base de la sécurité sociale, ce sont en réalité respectivement 72,3 % des enfants, 73,9 % des femmes et 70,3 % des personnes vivant dans notre département qui subissent un désert médical.

 

L’UFC Que Choisir veut alerter et mobiliser sur la fracture sanitaire

L’UFC-Que Choisir, dans toutes ses composantes (fédération et associations locales), saisit aujourd’hui les Législateurs pour :

  • Instaurer un conventionnement territorial des médecins, ne leur permettant plus de s’installer en zones surdotées, à l’exception du secteur 1 (tarif de la sécurité sociale) quand la situation l’exige (remplacement d’un médecin partant à la retraite ou zone très largement sous-dotée en médecins en secteur 1) ;
  • Fermer l’accès au secteur 2 (à honoraires libres) à l’origine du développement incontrôlé des dépassements d’honoraires. Les nouveaux médecins ne devraient avoir le choix qu’entre un secteur 1 aux honoraires sans dépassements et l’Option de pratique tarifaire maîtrisée (OPTAM), qui encadre les dépassements d’honoraires ;

 

À noter : Lorsqu’elle est possible, la téléconsultation est uniquement adaptée à des consultations sans auscultations, et ne constitue donc en aucun cas une réponse à l’absence physique de spécialistes (Lire à ce propos « J’ai testé la téléconsultation » dans notre rubrique « Témoignages »)